Recherche Chimie verte Projet Bioantibio

Concevoir de nouveaux composés à partir de molécules biosourcées pour combattre les bactéries multirésistantes.

analyse d'une cellule au microscope

Molécules antibactériennes et antifongiques biosourcés

Pour faire face à la pénurie d’antibiotiques efficaces et à l’émergence de résistances bactériennes et fongiques de plus en plus courantes, l’objectif du projet BIOANTIBIO est de concevoir et évaluer le potentiel de nouveaux composés biosourcés aux propriétés antimicrobiennes/antifongiques qui pourront être appliqués dans :

  • la formulation de matériaux innovants (vernis par exemple) afin de garantir leur pérennité au stockage
  • l’évaluation et l’utilisation en santé humaine.

D’un point de vue synthétique, dans le cadre du développement durable et de la chimie verte, la valorisation de l’acide pyroglutamique, bioressource peu onéreuse et abondante et expertise phare du Laboratoire de Chimie Durable et Santé de JUNIA, dotée d’un fort potentiel applicatif dans les industries chimique, pharmaceutique ou cosmétologique, a été poursuivie.

La mobilisation des expertises

L’évaluation des activités biologiques des composés synthétisés a mobilisé les expertises des équipes de l’Institute for Molecular Bioscience (IMB), Université de Queensland, de l’équipe Pathologie des Plantes et Biocontrôle de Junia, de l’équipe « Biotechnologie et Gestion des Agents Pathogènes en agriculture » (BioGAP), de l’équipe « Activités Microbiennes et Bioprocédés » de l’UTC ainsi que l’équipe « Biologie Chimique des Antibiotiques » (CBA) de l’Institut Pasteur de Lille. Ce projet, initialement commencé avec le soutien financier de l’IFMAS.

Le projet BIOANTIBIO visait la conception et l’évaluation de composés biosourcés en tant qu’antimicrobiens (antifongiques et antibactériens). Il a été proposé dans le cadre des efforts réalisés pour déjouer l’antibiorésistance grâce à la découverte de nouveaux candidats-médicaments. Sur la base des résultats obtenus, différentes familles de composés d’intérêt ont été mises en évidence et deux brevets ont été déposés en Europe puis étendus en partenariat avec la SATT Nord. Un projet de maturation a ensuite vu le jour, financé par la SATT Nord (enveloppe globale 300k€) pour réaliser le développement préclinique des composés antibactériens découverts au laboratoire vis-à-vis de la bactérie multirésistante Acinetobacter baumannii. La collaboration avec l’équipe de Ruben Hartkoorn, Chemical Biology of Antibiotics (CBA) du Centre for Infection & Immunity of Lille (CIIL) de l’institut Pasteur de Lille, se poursuit.

Retrouvez l’entretien d Alina GHINET fait par le CO-ADD Australie qui a été à l’origine de la collaboration avec l’université de Queensland pour l’évaluation biologique de molécules biosourcées HEI sur bactéries et champignons ESKAPE et qui a donné naissance au projet BIOANTIBIO. Cette collaboration avec l’université de Queensland se poursuit avec JUNIA.

Et maintenant ?

Le projet BIOANTIBIO a évolué vers le projet BIFUN, en cours de déroulement. Le projet BIFUN se focalise sur des alternatives aux pesticides conventionnels et est réalisé en collaboration avec le Dr. Ali SIAH (JUNIA ISA), l’ESCOM et l’UTC.

Pourquoi un tel intérêt pour trouver des alternatives aux pesticides conventionnels ? Ces nouveaux produits sont moins couteux, biodégradables, actifs, non toxiques et biosourcés !

Vidéo Audrey DAMIENS, doctorante travaillant sur le projet BIFUN

Des questions ? Les responsables du projet
Alina Ghinet [email protected]
Muriel Billamboz [email protected]

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